Aurélie Jochaud, infirmière, candidate à Montreuil

26 Février 2020

Je suis infirmière en Hématologie à l’hôpital Saint-Antoine (Paris 12e), qui fait partie de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP). Année après année, les conditions de travail dans les hôpitaux se dégradent. Les directions suppriment des emplois partout : administratifs, ouvriers, soignants, etc.

Le manque d’effectifs dans les services de soins entraîne des fermetures de lits, et il y a actuellement 800 postes vacants d’infirmières à l’AP-HP, sans compter les emplois qu’il serait nécessaire de créer. Pour faire encore plus d’économies sur le personnel, la direction essaye de mettre en place les 12 heures de travail, de jour et de nuit, au lieu de 7 h 36 aujourd’hui. Changer ainsi, avec en plus une alternance entre le jour et la nuit, permet de supprimer encore des emplois. Nous sommes nombreuses à ne pas l’accepter.

Ce qui pèse aussi, ce sont les salaires qui n’augmentent pas. Se loger à Paris ou en banlieue proche est de plus en plus difficile. De nombreux collègues déménagent de plus en plus loin et cela ajoute encore de la fatigue, avec des temps de transport allongés. Et ce ne sont pas les annonces du ministère de la Santé, promettant entre autres 66 euros par mois pour une minorité de soignants, qui vont améliorer la situation !

Dans le centre hospitalier André-Grégoire de Montreuil, la situation est la même qu’ailleurs : il manque des effectifs dans tous les services, à tel point que ces derniers mois le bloc opératoire était régulièrement fermé, faute d’infirmières et d’anesthésistes.

La liste Lutte ouvrière de Montreuil est aux côtés de tous ceux qui n’acceptent pas que l’argent nécessaire pour faire fonctionner l’ensemble des services utiles à la population soit dilapidé au profit des banques et des grandes entreprises du CAC40.

Voter Lutte ouvrière, ce sera aussi affirmer l’opposition des travailleurs, qui font fonctionner toute la société, à cette situation.