Nevers : le discours creux de la ministre de la Santé

07 Mars 2018

Jeudi 1er mars la ministre de la Santé est venue à Nevers aux états généraux de la Santé. Protégée par 50 CRS, elle a été accueillie par des manifestants en colère venus de tout le département.

À Cosne-sur-Loire, la maternité de la clinique vient de fermer et le personnel a été licencié. À Clamecy, les urgences de nuit de l’hôpital sont menacées de fermeture. Au centre hospitalier de Nevers, le centre 15 du Samu va être transféré à Dijon, sans compter les problèmes de personnel dans les hôpitaux et les EHPAD, le manque de médecins dans les campagnes.

Face à ces problèmes, la ministre a reconnu que la situation était grave. Pour elle, c’est un problème d’organisation, qu’il faut « revoir pour libérer du temps médical », et « un certain nombre d’actes peuvent être délégués ». C’est-à-dire que des infirmières pourraient faire du travail de médecin et des aides-soignantes des tâches d’infirmières. Elle met en cause le numerus clausus et espère que des étudiants en médecine viendront en stage dans la Nièvre.

Sur les problèmes actuels, elle n’a rien à dire. Sur la fermeture de la maternité de Cosne, pas un mot. Sur les urgences de nuit de l’hôpital de Clamecy, elle dit qu’elle cherche des solutions alternatives. Comprenne qui pourra !

Des moyens supplémentaires, l’embauche du personnel nécessaire : rien n’a été dit sur ces sujets, qui sont pourtant le fond du problème. La ministre partie, les problèmes demeurent. Il n’y avait rien à en attendre, le personnel hospitalier et la population en ont eu la confirmation.

Les moyens financiers existent pour améliorer la situation. Il faudra imposer qu’ils soient utilisés pour la santé.

Correspondant LO