Journée d’action du 16 novembre : se saisir de toutes les occasions

25 Octobre 2017

Les dirigeants des confédérations syndicales ont fini par se rencontrer mardi 24 octobre pour parler de la politique du gouvernement Macron, particulièrement fertile en mesures antiouvrières. À la sortie de la réunion, la CGT, FO et Solidaires ont appelé à une nouvelle journée de lutte interprofessionnelle contre les mesures et les projets gouvernementaux, le 16 novembre.

La CFDT, la CFTC et l’UNSA refusent de s’y associer, espérant que les nouvelles mesures gouvernementales atténueront miraculeusement l’effet des précédentes. La FSU et la CGC refusent de choisir entre les deux options. Et le représentant de la CFDT de conclure que la réunion a permis de clarifier les positions entre les deux syndicalismes à l’œuvre dans le pays.

Les dirigeants de la CFDT représentent certes un genre de syndicalisme, celui qui accompagne tous les coups patronaux en les qualifiant d’avancées pour les travailleurs. Ayant regardé Macron détruire le Code du travail sans rien proposer aux travailleurs, Berger, le secrétaire de la CFDT, a maintenant le culot de dire qu’il faudra se battre dans les entreprises. Et comment donc feront les millions de travailleurs isolés face à leur patron alors qu’ils ne disposeront même plus de la protection minimum de la loi ?

La direction de FO, de son côté, a commencé par organiser avec le gouvernement le passage en douceur des ordonnances... jusqu’à ce que les militants l’obligent à changer son fusil d’épaule, en participant, eux, aux grèves et aux manifestations.

La CGT a dit dès le départ son rejet des ordonnances et a organisé, seule ou presque, les journées d’action. Mais elle accepte, comme toutes les autres centrales syndicales, de se rendre aux convocations du patronat et du gouvernement. Comme les autres syndicats, la CGT prétend, elle aussi, qu’il est bon de participer à ces simagrées...

Il reste les attaques gouvernementales et patronales sans cesse renouvelées. Les travailleurs ont tout intérêt à les combattre et à se saisir pour cela de la journée du 16 novembre. Contrairement à ce que claironnent Macron, ses porte-parole et les syndicalistes à la Laurent Berger, la classe ouvrière n’a pas dit son dernier mot.

Paul GALOIS