Les listes Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs11/11/20152015Journal/medias/journalarticle/images/2015/11/Slogan2.jpg.420x236_q85_box-0%2C184%2C421%2C420_crop_detail.jpg

Élections régionales

Les listes Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs

Illustration - Les listes Lutte ouvrière – Faire entendre  le camp des travailleurs

La campagne pour les élections régionales des 6 et 13 décembre a commencé. Partout, les candidats du PS mettent l’accent sur « leur programme pour la région », tentant ainsi de faire oublier la politique entièrement soumise aux intérêts du grand patronat que mène le gouvernement socialiste. Quant aux notables de droite, qui ont l’ambition de reprendre un certain nombre des régions passées à gauche en 2010, ils font assaut de formules exprimant leur soutien sans faille au patronat : en Île-de-France, Valérie Pécresse est la candidate d’une région « pro-business », tandis que Xavier Bertrand, candidat des Républicains en Nord-Picardie, se proclame « aux côtés de ceux qui donnent du travail ».

À droite comme à gauche, les ténors des deux grands partis de gouvernement promettent des subventions et des marchés publics à la bourgeoisie locale, toujours au même prétexte que les entreprises auraient besoin d’aides pour pouvoir embaucher un jour…

Quant au Front national, qui se présente hors du « système », il n’aspire en réalité qu’à en faire partie et souhaite, comme les autres, se mettre au service de cette classe capitaliste. Les couplets démagogiques adressés aux travailleurs sont remisés au second plan et c’est d’abord au patronat que s’adressent les têtes de liste régionales, qui multiplient les déclarations en faveur des entreprises et promettent qu’elles seront subventionnées.

Au niveau régional comme au niveau national, tous ces partis n’aspirent qu’à servir les possédants. C’est bien dans l’autre camp que se situent les candidats des listes présentées par Lutte ouvrière.

Alors que le patronat, appuyé par le gouvernement à son service, mène une véritable guerre de classe, aggrave l’exploitation et condamne au chômage des millions de travailleurs, il faut mettre en avant les exigences vitales du monde du travail.

Le chômage de masse pèse sur tous les travailleurs, qu’ils aient encore un emploi et craignent de le perdre demain, ou fassent déjà partie des millions de chômeurs qui désespèrent d’en retrouver un, ou de ceux condamnés à des contrats de plus en plus précaires et à vivre au jour le jour, sans savoir comment ils pourront se débrouiller le mois suivant.

Contre le chômage, il faut imposer au patronat l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous, sans diminution de salaires.

Pour lutter contre la dégradation des conditions de vie, il faut imposer l’augmentation générale des salaires et des retraites et les garantir en les indexant sur la hausse des prix.

Face au patronat qui prétend que les entreprises ne s’en sortent pas, il faut imposer la suppression du secret des affaires, afin que les classes populaires puissent vérifier et constater que c’est toute la société qui est pillée par la grande bourgeoisie, avec la complicité de l’État.

Pour que la situation des travailleurs change, il faudra plus que des élections : ce programme devra devenir l’objectif des luttes et des mobilisations de la classe ouvrière, autour duquel elle contestera la domination de la bourgeoisie sur l’économie.

Voter pour les listes Lutte ouvrière, ce sera exprimer la conviction que la seule issue pour les travailleurs est de se battre pour leurs intérêts, pour un programme de classe. Ce sera exprimer clairement le rejet de la politique menée par le PS au gouvernement, sans cautionner le moins du monde ses concurrents de droite et du FN.

Voter Lutte ouvrière, ce sera affirmer l’existence d’un courant, dans l’électorat populaire, qui ne se résigne pas à la catastrophe sociale que la bourgeoisie fait peser sur toute la société et qui lutte pour un autre avenir que celui des sacrifices sur l’autel des profits du capital.

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