Nos lecteurs écrivent Pas d’argent pour l’entretien des lycées ?

04 Janvier 2023

Agent de maintenance, chargé de l’électricité au sein d’un lycée, je suis en colère contre la dégradation de la situation.

Depuis septembre, deux pannes générales d’électricité ont eu lieu. Dans les deux cas, il m’a été ordonné de réenclencher le local transformateur haute tension alors que je ne suis pas habilité pour le faire. Et, plus grave encore, l’origine de la panne n’ayant pas été détectée, cela rend cette action hyperdangereuse, avec des risques d’électrocution mortels.

Je suis en colère, pas seulement pour moi. Cette année, les collègues du ménage ont vu leur surface à entretenir augmenter d’à peu près un tiers. Cela représente l’équivalent de deux terrains de football en plus par mois, ceci à cause des réductions d’effectif.

Cerise sur le gâteau : aucun des agents ne touchera cette année la maigre prime d’insalubrité, censée couvrir les travaux « dangereux, incommodes ou salissants ».

Les diminutions de budgets affectent tous les domaines : depuis septembre, nous avons eu une panne de chauffage à cause du manque d’entretien de la chaudière (le lycée a dû fermer une semaine), nous n’avons pas eu d’eau potable pendant une semaine, les pannes Internet sont très fréquentes et les enseignants sont rationnés sur le nombre de photocopies pour les élèves.

On nous dit qu’il n’y aurait pas d’argent pour embaucher ou maintenir les installations du lycée. Mais des milliards existent pour l’armement. Rien que pour les avions Rafale, l’armée en compte 96, l’État va en commander encore 42 pour l’année 2023 et programme d’en posséder 225 avant 2030.

L’argent pour éduquer ou pour tuer : l’État choisit. Révoltant !

Un lecteur du Nord