Lamy-Lutti/Carambar – Lille : débrayages pour les salaires14/12/20222022Journal/medias/journalarticle/images/2022/12/P12-2_Lamy_Lutti_C_LO.JPG.420x236_q85_box-0%2C0%2C800%2C450_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Lamy-Lutti/Carambar – Lille : débrayages pour les salaires

Jeudi 8 décembre, à l’usine de confiserie Lamy-Lutti/Carambar de Bondues, près de Lille, des travailleurs ont débrayé pendant que les organisations syndicales étaient en négociations annuelles obligatoires.

Illustration - débrayages pour les salaires

Le débrayage, parti à l’initiative des techniciens de l’équipe du matin, a touché d’autres catégories et s’est poursuivi avec l’équipe d’après-midi. Quelques dizaines de travailleurs ont exprimé leur colère.

La direction ne proposant que 4 % d’augmentation à partir de mars 2023, le compte a été vite fait ! Avec des salaires au smic ou à peine au-dessus, 4 % n’étaient rien face à l’augmentation des prix et des factures. Les produits de base ou alimentaires connaissent des augmentations largement supérieures.

C’est d’autant plus révoltant que le fonds d’investissement Eurazeo, qui a racheté et fusionné Carambar et Lamy-Lutti, est riche à milliards. La direction de l’usine explique que les temps sont durs. À d’autres ! Les grandes familles capitalistes à la tête de ce fonds ne s’y trompent pas : il s’agit de JC Decaux et David-Weill. Elles sont dans le classement des 500 familles les plus riches du pays, respectivement 29e et 126e fortunes du pays.

Dans l’après-midi, la direction a reculé juste un peu, avec un minimum de 90 euros et une augmentation à 4,5 %. C’est largement insuffisant pour la majorité des travailleurs. Mais le débrayage a montré leur capacité à s’organiser et c’est un encouragement.

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