Prix : tout augmente, sauf les salaires !

05 Janvier 2022

Comme tous les 1er janvier, de nouvelles mesures entrent en application, qui vont de l’obligation des fontaines à eau dans les lieux recevant du public à la hausse du prix du timbre, en passant par le durcissement de l’accès au crédit immobilier.

Mais une tendance se détache tout de même nettement au milieu de ces annonces en tout genre : les classes populaires passeront à la caisse. En effet nombre de prix vont encore flamber, comme les tarifs des lettres, le timbre rouge augmentant de 11 %, pour passer à 1,43 euro. L’instauration du nouveau tarif aux Urgences obligera à débourser sur-le-champ 19,61 euros, si on n’est pas assez malade pour être hospitalisé. Un nouveau malus auto est introduit, basé sur le poids et concernant les acheteurs d’un véhicule de plus de 1,8 tonne. Les sociétés d’autoroutes ont déjà annoncé une hausse de 2 % des péages début février, et les mutuelles prévoient elles aussi une augmentation de leurs tarifs entre 7 et 10 %. Et si le gaz n’augmente pas, c’est uniquement parce que les prix ont été gelés, après une hausse spectaculaire de plus de 60 % depuis le début de l’année dernière. Mais le gouvernement a d’ores et déjà annoncé que le blocage devrait être rattrapé.

Dans le même temps, le salaire minimum ne sera relevé que de 14 euros brut, l’augmentation automatique prévue par la loi, totalement insuffisante pour remplir le frigo, payer les factures, faire le plein de carburant pour aller au travail…

Pour vivre correctement, il faut se préparer à se défendre, en premier lieu pour exiger que les salaires, les retraites et les allocations soient indexés sur le coût réel de la vie, celui qu’on constate tous les jours au supermarché ou à la pompe.

Camille PAGLIERI