Altice : fermez le casino !

16 Juin 2021

Patrick Drahi, le PDG du groupe Altice, vient de devenir le premier actionnaire de l’opérateur téléphonique britannique British Telecom en achetant 12,1 % de son capital. Pour ce faire, il a déboursé 2,4 milliards d’euros.

Altice entend participer aux profits qu’engendrera en Grande-Bretagne le développement du réseau à très haut débit grâce à la fibre optique. Dans le même temps, Altice réfléchirait à se débarrasser de Meo, sa filiale portugaise, rachetée fin 2014 pour 7,4 milliards d’euros. En mars dernier, l’entreprise avait déjà procédé de même en supprimant 20 % des emplois de sa filiale française, SFR, soit 1 700 postes sur les 9 500 du groupe. Puis en juin une centaine d’emplois étaient encore supprimés dans sa filiale télévision RMC/BFM.

Drahi a bâti sa fortune en jouant au Monopoly avec la vie de ses salariés. Aujourd’hui une des premières fortunes du pays, il a racheté en janvier presque toutes les actions d’Altice Europe pour 3,1 milliards d’euros, évitant ainsi tout risque de rachat par d’autres requins du secteur qui flaireraient la bonne affaire.

Entre rachats, reventes, plans de licenciements massifs, des empires industriels se construisent, avec Drahi mais aussi Bolloré, Arnault, etc. C’est en même temps, pour des milliers d’emplois une entreprise de destruction.

Cédric DUVAL