Castex et le Covid : pendant la pandémie, les profits sont bien soignés03/02/20212021Journal/medias/journalarticle/images/2021/02/P3_Galeriens_et_covid_OK_Lupo.jpg.420x236_q85_box-0%2C70%2C800%2C521_crop_detail.jpg

Leur société

Castex et le Covid : pendant la pandémie, les profits sont bien soignés

Vendredi 29 janvier, le Premier ministre Castex a annoncé le maintien du couvre-feu à 18 heures, la fermeture d’environ 400 centres commerciaux « non-alimentaires » de plus de 20 000 m², et la fermeture des frontières.

Illustration - pendant la pandémie,  les profits sont bien soignés

Alors que les lieux de travail, les écoles et les transports en commun surchargés favorisent clairement la contamination, le souci du gouvernement n’est pas d’améliorer d’une façon ou d’une autre les conditions dans lesquelles se retrouvent les travailleurs. Les projecteurs sont ainsi tournés vers la population qui ne respecterait pas assez les règles, vers la question de savoir quel type de commerce fermer ou si les restaurateurs pourraient rouvrir.

Macron allait réunir encore un Conseil de défense mercredi 3 février pour prendre peut-être encore d’autres mesures. Avec des hésitations qui tiennent au jeu politicien plus qu’aux aléas de la pandémie, le gouvernement maintient en permanence la population dans l’attente de ses décisions. Au-delà de ces tergiversations, il n’est pas question d’embaucher massivement dans les hôpitaux, les transports en commun et les écoles, ni d’appliquer davantage de contraintes aux grandes entreprises. La principale boussole du gouvernement n’est pas la santé de la population, mais sa volonté de préserver avant tout « l’économie », en fait les profits capitalistes.

Les mesures du gouvernement, quelles qu’elles soient, couvre-feu ou confinement, comportent bien des contradictions mais surtout toujours des contraintes pour les travailleurs et les couches populaires. L’exemple des amendes est significatif, avec les nombreux reportages sur les simples passants sanctionnés de 135 euros pour une attestation non conforme. Mais combien de sanctions ont été prises dans des entreprises ne respectant pas les protocoles sanitaires ? Comment a réagi le gouvernement lorsque la RATP réduit l’offre de bus en région parisienne ? Pendant ce temps, les travailleurs sont obligés de s’habituer à circuler avec un justificatif dès que cela dépasse une certaine heure.

Autant sur le terrain sanitaire que sur celui de l’économie, le gouvernement ne cesse pas un instant de se comporter en ennemi des travailleurs.

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