Urgences – Pas-de-Calais : au point mort

02 Septembre 2020

Cet été, les hôpitaux de Lens, Saint-Omer, Boulogne, Béthune, Arras ont dû affronter le manque de personnel et de moyens.

Les services d’urgence, Samu ou Smur, n’ont pu être assurés régulièrement, parfois pendant plusieurs jours, dans différents territoires et à différentes reprises. Leur suspension met la vie des malades en danger et cela dans une des régions les plus peuplées du pays.

Le manque criant de personnel n’était pas une nouveauté, mais rien n’a été fait pour y remédier, ni avant la crise du Covid, ni pendant, ni après le pic de celle-ci. Et l’on en est arrivé à cette situation dramatique, vécue jusqu’à la fin du mois d’août.

Il n’est même pas sûr que les dénonciations de ce scandale dans la presse régionale et à la télévision la feront évoluer. Car il s’agit d’un problème national, vécu un peu partout, avec plus ou moins d’intensité.

C’est bien là que la lutte des travailleurs de la santé entamée ces deniers mois trouve toute sa justification.

P. S.