EDF : la grève du 19 septembre

25 Septembre 2019

Jeudi 19 septembre, l’ensemble des syndicats d’EDF SA, d’Enedis et de RTE ont appelé les salariés à la grève contre un projet de réorganisation baptisé Hercule.

La grève a été bien suivie, entre 39 et 50 % de grévistes selon les secteurs et les comptages (direction ou syndicats) avec une baisse de production de 9 %. La direction a dû acheter de l’électricité dans les pays limitrophes pour éviter les délestages.

Le succès de cette grève reflète la grande inquiétude des travailleurs. Le projet Hercule, qui ne sera vraiment connu qu’à la fin de l’année, a été salué comme une bonne nouvelle par les milieux financiers. Cela fait plus d’un an qu’ils réclament une réorganisation visant à privatiser les secteurs immédiatement rentables (le commercial, la vente d’énergie, est en première ligne), les autres secteurs restant, pour l’instant (le temps d’être rentables ?), à la charge de l’État, tout comme la production nucléaire. Comme cela fait des années que les directions s’en prennent au personnel, avec baisse des effectifs, diminution des salaires par des suppressions de primes, des conseils de discipline pour un rien… tout le monde comprend que la prochaine réorganisation va intensifier les attaques.

Le statut du personnel des IEG (Industries électriques et gazières) est aussi dans le collimateur des directions, avec en particulier une possibilité de licenciements collectifs. Dans le cas de la branche Commerce, la filialisation de ce secteur est annoncée dans le projet Hercule. Les salariés des nouvelles entreprises auraient alors un statut de droit commun.

Bien évidemment le projet de réforme des retraites est une menace de plus, inquiétante pour les agents. Le régime spécial de retraites dans les IEG est directement menacé. La grève à la RATP a été remarquée et la journée du 24, perçue comme une suite du 19, s’annonçait suivie.

Correspondant LO