CKB-TE-Connectivity – Sarthe : non aux licenciements !

30 Janvier 2019

Jeudi 24 janvier, à l’appel de la CGT, la quasi-totalité des salariés de CKB-TE Connectivity à Allonnes, dans la banlieue du Mans, ont débrayé pour dénoncer le plan de licenciements prévu. La direction compte en effet supprimer 140 postes sur les 160 de l’usine.

Les travailleurs de CKB ont été rejoints par des délégations d’autres entreprises comme Renault et quelques gilets jaunes. Et c’est à 200 qu’ils ont manifesté dans la zone industrielle du Monné à Allonnes.

L’usine d’Allonnes produit des connecteurs pour l’industrie pétrolière off-shore et pour l’industrie ferroviaire. Même si l’activité liée à l’industrie pétrolière est en baisse, les commandes d’Alstom et de la Sncf augmentent chaque année de 20 %. La direction avait d’ailleurs prévu plus d’un million d’euros d’investissement en 2019. Une machine neuve de 650 000 euros est même arrivée sur le site une heure avant l’annonce du projet d’arrêt de la fabrication et un four à 200 000 euros doit arriver prochainement. Quelques embauches en CDI ont d’ailleurs eu lieu ces derniers mois pour pallier l’augmentation de l’activité et, même après l’annonce du plan de licenciements, les clients continuent à signer des contrats.

De plus, les travailleurs du site ont appris que TE-Connectivity vend une partie de la production par l’intermédiaire d’une plateforme logistique en Suisse, ce qui lui permet de payer beaucoup moins d’impôts en France.

En fait, pour augmenter leurs profits, les patrons du groupe ont décidé de transférer une partie de la production en Pologne et de rapatrier l’autre partie au Texas, et peu importe les travailleurs d’Allonnes ! Ce groupe international pèse pourtant 11 milliards d’euros de chiffre d’affaires et emploie 75 000 salariés dans le monde. Avec un bénéfice de 1,4 milliard d’euros en 2017, il aurait donc largement de quoi maintenir les emplois.

Le site d’Allonnes n’est pas le seul touché puisque la direction a aussi annoncé dix-neuf suppressions de postes dans l’usine de Toulouse, qui emploie une soixantaine de salariés. La seule chose que les travailleurs savent pour l’instant est que les discussions du plan social vont durer six mois. Le combat ne fait donc que commencer.

Correspondant LO