Strasbourg : l’empire contre-attaque

04 Juillet 2018

Sur plusieurs chantiers de la gare de Strasbourg, la direction débute ce qu’on pourrait appeler « une reprise en main » de ses effectifs suite aux grèves. Des menaces circulent concernant des sanctions qui seraient appliquées aux contrôleurs qui n’auraient pas contrôlé pendant les grèves. Au technicentre de Bischheim, les demandes d’explication se multiplient et des réunions sont organisées pour plannifier le rattrapage du retard engendré par la grève.

La direction veut aussi supprimer la pause casse-croûte pour une partie de l’effectif. Elle n’a pas non plus hésité à retenir des jours de repos sur les fiches de paie de certains grévistes, et ce malgré la décision contraire de la justice.

La direction a sans doute oublié que, durant les trois mois de mouvement, les cheminots ont appris à se battre collectivement et qu’ils sont prêts à lui répondre. D’ailleurs les tournées pour s’adresser aux autres cheminots continuent.

Beaucoup expriment leur fierté d’avoir contesté les choix de la direction et du gouvernement, et réfléchissent aux formes de contestation qu’il faudra maintenir pendant l’été.

Correspondant LO