Mortalité infantile : un bilan catastrophique

21 Février 2018

7 000 nourrissons de moins d’un mois meurent chaque jour dans le monde. D’après l’Unicef, 80 % de ces décès pourraient être évités. Il faudrait pour cela du personnel qualifié, médecins, sages-femmes, mais aussi un accès à l’eau potable ou à des désinfectants.

Les écarts de mortalité sont énormes selon la richesse des pays et à l’intérieur des frontières, en fonction du niveau de vie. Au Pakistan, un nouveau-né sur 22 meurt avant l’âge d’un mois, alors que c’est moins d’un pour 1 000 au Japon. Malgré leur richesse et les moyens techniques dont ils disposent, les États-Unis ont un taux de mortalité infantile de quatre pour 1 000, loin derrière le Japon.

La situation est catastrophique dans tous les pays en guerre, mais aussi dans les pays pauvres. En Centrafrique par exemple, la pénurie de médecins est criante, il y a un médecin généraliste pour 33 000 habitants, cinq pédiatres et 300 sages-femmes pour 4,5 millions d’habitants. Les coûts des soins sont inaccessibles à la majorité de la population. Faute d’argent, des femmes sur le point d’accoucher doivent se rendre à pied dans des maternités mal équipées, éloignées de plusieurs kilomètres des zones rurales où elles vivent.

Les conditions de pauvreté dans lesquelles sont maintenus certains pays sont évidemment la cause de ces décès. Cela accuse toute une société.

Inès Rabah