Centrale nucléaire de Gravelines : un bon début

26 Octobre 2022

Suite à la mobilisation dans les centrales nucléaires, les travailleurs EDF de la centrale de Gravelines devraient obtenir des augmentations de salaires plus importantes cette année que les précédentes.

Selon les syndicats, si on additionne ce qui a été obtenu il y a deux semaines pour l’ensemble des travailleurs des Industries Électriques et Gazières (les IEG) et ce qui vient d’être obtenu suite aux mobilisations de ces derniers jours, pour les salariés EDF des centrales, cela ferait entre 120 et 150 euros en plus sur la fiche de paye du mois de janvier 2023 pour les salaires les plus bas.

À la centrale nucléaire de Gravelines, la mobilisation a duré dix jours, à l’initiative des syndicats CGT et FO. Les travailleurs de la conduite, ceux qui pilotent les réacteurs, ont effectué plusieurs jours de grève. Leur action consistait à réduire la production des réacteurs et, à travers des grèves perlées, à contraindre la direction de la centrale à reporter l’arrêt d’un réacteur.

Les autres agents EDF de la centrale étaient appelés à participer à des débrayages quotidiens d’une demi-heure, ce qui a été suivi majoritairement.

Dans un contexte où de nombreux réacteurs en France sont à l’arrêt pour de gros problèmes techniques, cela compromettait les plans de redémarrage de cet hiver pour faire face aux pics de consommation. Les travailleurs de la centrale avaient donc des moyens de pression importants face à leur direction et au gouvernement.

Mais c’est probablement la grève dans les raffineries qui a dû peser dans la balance pour que la direction d’EDF cède aussi rapidement de telles augmentations de salaire, par crainte de la contagion à d’autres entreprises.

Les travailleurs d’une entreprise sous-traitante, Fiducial, se sont d’ailleurs saisis du contexte pour entrer en grève.

Après une semaine de grève, ils ont obtenu des augmentations de 90 euros par mois.

Cette mobilisation pour les salaires, dans la brèche ouverte par les travailleurs des raffineries, fait discuter dans bien des entreprises sous-traitantes de la centrale. Ce n’est peut-être qu’un début.

Correspondant LO