Inflation : les salaires doivent suivre !

29 Juin 2022

Dans une note publiée le 24 juin, l’Insee prévoit une nouvelle accélération de la hausse des prix pendant l’été, qui la porterait à partir de septembre à près de 7 % sur un an.

L’inflation pourrait même dépasser ce chiffre puisque les estimations se basent sur des hypothèses bien incertaines, telles que la stabilité des prix du carburant – alors que le PDG de Total menace d’une pénurie cet hiver – ou encore le maintien de la remise à la pompe jusqu’en décembre, que le gouvernement n’a pour l’instant prolongée que jusqu’à la fin de l’été. L’Insee anticipe une nouvelle envolée des prix de l’alimentation, des services et des produits manufacturés, les entreprises cherchant à maintenir leurs marges en répercutant sur les consommateurs les hausses de prix des matières premières et des produits intermédiaires.

Pour les familles populaires, l’inflation agit comme une taxe prélevée par le patronat sur l’ensemble de leurs revenus. Elles sont aussi davantage touchées car les produits de première nécessité, qui représentent une grande part de leurs dépenses, sont ceux dont les prix augmentent le plus.

Le pouvoir d’achat aurait diminué de 3 % en moyenne dans la seule première moitié de 2022, mais l’Insee dit espérer une amélioration de la situation grâce aux mesures gouvernementales et à de prochaines hausses des salaires.

D’importantes hausses des salaires sont effectivement indispensables, de même que l’indexation des salaires, des retraites et des allocations sur les prix, mais cela ne tombera pas du ciel : ce sera aux travailleurs de l’imposer par leurs luttes.

Sacha Kami