Augmentation des salaires : une revendication vitale

27 Avril 2022

Ces dernières semaines, les prix augmentent à toute vitesse, à commencer par ceux des carburants ou des produits de première nécessité. Cette hausse frappe en priorité les ménages les plus modestes, pour lesquels les prix à la pompe, ceux de l’énergie et des produits alimentaires occupent une part importante dans les dépenses.

La baisse de 18 centimes sur les carburants décrétée par le gouvernement prendra fin le 31 juillet. Il fallait s’y attendre, il s’agissait d’une mesure visant à gagner de la popularité avant l’élection présidentielle. De toute façon, les primes ne sont là que de façon provisoire, pour calmer le jeu pendant un temps, et elles ne remplaceront jamais une augmentation salariale.

Les prix des produits alimentaires grimpent aussi en flèche. Cela concerne 68 % d’entre eux dans les grandes surfaces, la hausse atteignant jusqu’à 2,85 % chez les distributeurs premiers prix, où la matière première représente une part importante du prix. L’huile se paie jusqu’à 11 % plus cher, à commencer par celle de tournesol, l’Ukraine en étant le principal fournisseur, même si la récolte est celle de l’an dernier, avant la guerre. Quant aux pâtes, elles ont presque doublé avec 42,5 % de hausse. Cela frappe évidemment les ménages les plus modestes, qui s’approvisionnent dans ces magasins.

À cause de la hausse des carburants et des matières premières, on entend le même refrain du haut jusqu’en bas de l’échelle de la distribution : on est bien obligé de répercuter cette hausse, sinon, on court vers la faillite. C’est sans doute vrai pour nombre de petits commerçants ou d’artisans qui ont déjà du mal à s’en sortir en temps ordinaire – et encore, ce sont eux qui augmentent le moins leurs prix de peur de perdre leur clientèle. Mais au bout de la chaîne se trouvent les travailleurs, les retraités, les chômeurs, tous bien obligés de subir ces augmentations ou de se priver, n’ayant personne au-dessous d’eux à qui les répercuter !

Un blocage de certains articles ou une mini prime versée selon le bon vouloir du gouvernement ne peuvent répondre à l’inflation qui se poursuit sur l’ensemble des produits. S’ils ne veulent pas sombrer dans la pauvreté, c’est une urgence vitale pour les travailleurs de se battre pour obtenir une augmentation des salaires, des retraites, et des aides répondant à leurs pertes de ressources, et leur indexation sur le coût de la vie.

Marianne LAMIRAL