Stelia – Rochefort : augmenter le temps de travail, c’est non !

06 Octobre 2021

Stelia, filiale d’Airbus, fabrique certaines structures, sièges et fauteuils avec un peu plus de 7 000 salariés, dont 1 000 sur le site de Rochefort, en Charente-Maritime. En 2020, la direction avait mis à la porte intérimaires et sous-traitants en même temps qu’elle instaurait du chômage partiel et supprimait plus de 704 CDI, dont 95 à Rochefort. Aujourd’hui, la production reprend son niveau d’avant Covid. Pour compenser le travail que faisaient des travailleurs aujourd’hui licenciés, la direction veut augmenter le temps de travail de ceux qui restent de 2 h 30 par semaine. Un embrouillamini de compensations sans aucune garantie s’y ajoute pour tenter de tromper les salariés, et aussi pour permettre à certains syndicats d’accompagner le recul social. Celui-ci se matérialiserait pour beaucoup par la perte du vendredi après-midi chômé, aujourd’hui préservé grâce aux mouvements de grève. Pour le moment, seule la CGT aide les travailleurs à résister.

Pourtant, cela ne passe pas. Après deux débrayages sur plusieurs sites en France, la mobilisation, en particulier chez les ouvriers, a permis la reconduction des débrayages tous les jours.

L’heure devrait être à la baisse du temps de travail sans perte de salaire afin de répartir le travail existant entre tous, plutôt qu’à épuiser ceux qui ont un emploi pendant que les jeunes et les chômeurs courent après un poste. Alors, chez Stelia, la mobilisation est la voie à suivre.

Correspondant LO