Réforme de l’assurance chômage : une attaque contre tous les travailleurs

06 Octobre 2021

Alors que la réforme de l’Assurance chômage est entrée en vigueur le 1er octobre, la presse annonce que Pôle emploi distribue des bracelets de sécurité et installe des boîtiers d’alarme dans ses agences, au moins en Île-de-France.

La direction de Pôle emploi et la ministre du Travail, Élisabeth Borne, ont affirmé qu’il ne fallait y voir qu’une coïncidence. « C’est extrêmement choquant d’entretenir une confusion avec la réforme de l’Assurance chômage », a déclaré la ministre.

Mais ce qui est le plus choquant, c’est la violence dont fait preuve le gouvernement en appliquant une telle réforme. Selon les chiffres de l’Unedic, au moins 1,5 million de chômeurs vont voir leur allocation baisser en moyenne de 17 %. Pour ceux qui travaillent entre trois et six mois dans l’année, l’indemnité de 885 euros par mois en moyenne passera après la réforme à 621 euros. Sous prétexte de lutter contre la précarité, le nouveau mode de calcul des allocations va faire basculer dans encore plus de difficultés et de misère des familles entières puisque le travail intérimaire et les contrats courts sont le quotidien d’une large fraction de la classe ouvrière.

Cette réforme ne créera aucun emploi stable. Ce que vient d’obtenir le Medef, ce ne sont pas des moyens pour lutter contre le chômage mais une arme pour contraindre les chômeurs à travailler pour n’importe quelle paye et faire ainsi pression sur les salaires de tous les travailleurs.

La colère que semble craindre la direction de Pôle emploi, il est bien souhaitable qu’elle éclate et qu’elle prenne pour cible le gouvernement et le patronat, son donneur d’ordres.

Boris SAVIN