Disney : suppressions d’emplois et chômage au programme

09 Décembre 2020

Le groupe Disney, qui compte plus de 200 000 salariés dans le monde, dont 155 000 dans les parcs d’attractions, avait déjà annoncé, fin septembre, 28 000 licenciements aux États-Unis. Il en annonce maintenant 4 000 de plus, dont une partie à Disneyland Paris, qui compte 15 000 salariés.

Initialement, la direction prévoyait d’embaucher dans les quatre ans à venir pour l’extension du parc 2. Finalement, non seulement elle embauchera beaucoup moins que prévu, mais elle compte sur l’État et la signature des syndicats pour obtenir une rupture conventionnelle collective comportant au moins mille départs et pour mettre en place un plan d’activité partielle de longue durée.

Pour l’instant, le parc Disney de Chessy en Seine-et-Marne a été fermé du 13 mars au 15 juillet et l’est depuis le 29 octobre jusqu’au 12 février 2021. Mais l’explosion du streaming permet au groupe de tirer son épingle du jeu, avec plus de 100 millions d’abonnés. Sans compter que Disney ne paye plus le salaire de ses travailleurs pendant les périodes de chômage partiel : c’est l’État qui le prend en charge à 84 % et ils perdent les 16 % que le groupe refuse de compenser.

Pourtant, grâce à leur travail, le groupe a accumulé 70 milliards d’euros de bénéfices ces dix dernières années et en juillet dernier il s’apprêtait à verser 1,5 milliard de dollars de dividendes aux actionnaires, avant d’y renoncer. Preuve que tout ne va pas aussi mal qu’il voudrait bien le faire croire : l’action Disney, considérée comme une « valeur vaccin » par les spéculateurs, vient de gagner 20 % en Bourse le mois dernier, et tout de même globalement 3 % depuis le 1er janvier.

Correspondant LO