SNCF : grève au Technicentre de Villeneuve-Saint-Georges07/08/20192019Journal/medias/journalarticle/images/2019/08/P10_SNCF_VSG_Banderole_greve_C_LO_06082019.jpg.420x236_q85_box-0%2C42%2C449%2C294_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

SNCF : grève au Technicentre de Villeneuve-Saint-Georges

Au Technicentre de Villeneuve-Saint-Georges dans le Val-de-Marne, le secteur Villeneuve Prairie s’occupe de la maintenance des trains Téoz, Intercités et autres TER en partance des gares de Paris Bercy et Paris Lyon. 107 agents du Mouvement y sont chargés d’acheminer les trains d’un atelier à l’autre et de les préparer aux départs. Depuis mardi 30 juillet, réunis autour d’une intersyndicale CGT/SUD/UNSA, ils sont à 90 % en grève.

Illustration - grève au Technicentre de Villeneuve-Saint-Georges

Les raisons de mécontentement sont nombreuses. Depuis peu, ces agents doivent s’occuper de rames Transilien destinées au RER. Cela vient en complément de la maintenance faite par les agents de l’autre partie du site, appelé Villeneuve Dépôt. Alors que la direction accorde une prime dite IdF aux cheminots de la Maintenance et du Mouvement du Dépôt, elle refuse de la verser aux agents de Prairie. Ce refus a été le déclencheur de la grève.

Depuis un an et demi, le mode de travail des cheminots de Prairie est totalement bouleversé par les réorganisations de la SNCF et les travaux engagés dans le cadre de « Villeneuve Demain », qui comportent la création de nouvelles voies et chantiers et la disparition programmée des anciennes infrastructures.

C’est pourquoi les grévistes réclament des embauches pour adapter les effectifs à la nouvelle charge de travail. Ils réclament également des requalifications de poste et une prime de 1 000 euros pour la reconnaissance des problèmes liés à l’arrivée des nouvelles rames Transilien et à la construction du nouveau chantier.

Malgré les pressions de la direction et l’échéance des vacances, chaque jour entre 30 à 40 cheminots étaient présents au piquet de grève, réunis ensuite en assemblée.

Jeudi 1er août, une délégation de grévistes a été reçue par la direction mais celle-ci est restée inflexible et n’a pas voulu aller plus loin que les propositions faites avant le déclenchement de la grève. Elle a tenté la division en accordant des miettes à quelques-uns : une prime variant de 100 à 350 euros a été distribuée à seulement 60 cheminots.

Ces propositions ont été jugées insuffisantes. Les grévistes considèrent que tous les cheminots doivent toucher une prime d’un même montant supérieur à celui proposé. Le départ en vacances de la directrice, le soir même, alors que la grève continuait, a été vécu comme une provocation.

À leur assemblée générale du lendemain, le vendredi 2 août, les grévistes ont voté la reconduction de la grève jusqu’au lundi matin suivant, date de la prochaine assemblée.

La direction comptait sur le week-end de chassé-croisé entre juilletistes et aoûtiens pour mettre fin à la grève. Cela a été tout le contraire : les cheminots rentrant de vacances l’ont rejointe aussitôt. Résultat, lundi 5 août, les grévistes étaient tout aussi nombreux et plus déterminés que jamais. À l’assemblée de ce même lundi matin, la grève a une nouvelle fois été reconduite à l’unanimité.

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