Hôpital Privé de l’Est Lyonnais : soigner, c’est du temps et des moyens !

02 Janvier 2019

À L’Hôpital Privé de l’Est Lyonnais (HPEL) à Saint-Priest, racheté par le groupe Ramsay, une bonne partie du personnel a fait grève du 17 au 21 décembre pour les horaires, les effectifs, les congés, et surtout les salaires qui sont les plus bas du groupe dans la région.

Ramsay se vante d’être le premier groupe de cliniques et d’hôpitaux privés français, il a racheté l’HPEL en 2017 et le groupe Capio en 2018. En juin 2017, le chiffre d’affaires était de plus de 2,2 milliards d’euros, avec un bénéfice net de 57 millions d’euros. Mais Ramsay préfère arroser les actionnaires plutôt que d’augmenter les salaires et d’embaucher.

Pour les aides-soignants, les salaires de base sont en dessous du smic, compensés par un complément. Quant aux infirmières, elles commencent à seulement 1 400 euros par mois.

L’amplitude horaire devrait passer de 12 heures à 12 h 30 en janvier, alors que le personnel est déjà à bout. Des démissions ne sont pas remplacées et la charge de travail s’alourdit. C’est un ras-le-bol contre l’ensemble de ces conditions de travail qui a amené à la grève.

L’ambiance et la détermination des grévistes sont restées très fortes pendant toute la semaine. Le piquet de grève a rassemblé 50 personnes, qui reprenaient des slogans en musique et en dansant, en direction du bureau du directeur. Le moral et la solidarité entre elles sont toujours restés très forts, malgré l’attitude hautaine et menaçante de celui-ci. Des médecins ont publiquement affiché leur soutien, versant à la caisse de grève et passant voir les grévistes avec des victuailles.

Ceux-ci ont finalement décidé de reprendre le travail, en ayant obtenu une prime annuelle de 300 euros et une prime mensuelle de 39 euros net. Ils sont fiers d’avoir agi et redressé la tête ensemble, et de s’être découverts pendant cette semaine de lutte.

Correspondant LO