Écologie : le gouvernement ment vertement

21 Novembre 2018

« Bien sûr qu’on ne reviendra pas sur la hausse des taxes. Parce que le diesel, c’est très mauvais pour la santé, ça fait des milliers de morts et c’est très mauvais pour notre économie. » C’est ce que déclarait Darmanin, ministre des Comptes publics, le 15 novembre sur BFMTV.

« C’est un scandale sanitaire similaire à l’amiante », ajoutait Darmanin en toute hypocrisie, car ce gouvernement, comme ceux qui l’ont précédé, n’a fait que dérouler le tapis rouge pour les industriels de l’amiante, puis de la motorisation diesel, en fermant les yeux sur les études qui, depuis des années, en dénonçaient les dangers mortels.

N’est-ce pas Macron lui-même qui, en 2016, alors ministre de l’Économie de Hollande, déclarait : « L’avenir du diesel passe par l’innovation », affirmant que le gasoil « reste au cœur de la politique industrielle française », ce qui ne pouvait qu’aller droit au cœur des constructeurs automobiles, en particulier de la famille Peugeot ?

L’argument écologique dans la bouche de ceux qui augmentent la taxation des carburants est un pur mensonge. Ils taxent les plus pauvres, les salariés, les chômeurs, les retraités, mais les vrais pollueurs, les patrons du transport routier, les compagnies aériennes, les géants du transport maritime, ne bénéficient-ils pas de dégrèvements et du remboursement de la TVA ?

Ces mêmes gouvernements sont les accompagnateurs, voire les artisans de toutes les hausses qui frappent la population, depuis le logement jusqu’au timbre-poste, en passant par le gaz et les transports publics. Ils sont à la source de la perte de pouvoir d’achat de tous : qui bloque les salaires des agents de la fonction publique et les pensions ? Qui bloque le smic ? Qui réduit à néant l’épargne du livret A ?

Non seulement ces menteurs gouvernementaux sont totalement indifférents aux catastrophes engendrées tôt ou tard par le réchauffement climatique, mais ils nuisent gravement à cette cause qu’ils prétendent défendre. Et de cela aussi, il faudra leur demander des comptes !

V.L.