General Electric – Belfort : grève pour les emplois et les salaires

03 Octobre 2018

Lundi matin 1er octobre, à General Electric Belfort, les travailleurs des deux ateliers du secteur Manufacturing (ex-Alstom), turbines vapeur et alternateurs, ont décidé la grève, empêchant camions et convois d’entrer dans le site.

Soutenus par la CGT du secteur, les travailleurs en production ont monté d’un cran le mouvement entamé par des débrayages depuis le 20 septembre. En effet ils sont très inquiets des plans devant être annoncés d’ici la fin de l’année, et en colère du refus de la direction de répondre à leurs revendications concernant des embauches, leurs salaires et des garanties que les commandes enregistrées se traduisent par des fabrications à Belfort.

Depuis l’absorption d’Alstom énergie par General Electric, non seulement la promesse de créations d’emplois s’est envolée, mais les effectifs dans ces ateliers ne cessent de diminuer. Les nombreux départs en retraite et en préretraite amiante ne sont pas compensés. Il faut travailler plus dans des conditions très dégradées, car il n’y a pas non plus les investissements promis dans les moyens de production vieillissants et usés, avec des salaires qui restent aussi à la traîne. Les travailleurs réclament l’embauche en CDI de cinq agents de production en contrat de professionnalisation.

Mardi 2 octobre, les travailleurs ont poursuivi la grève et le blocage des portes, malgré la pression des huissiers que la direction s’est empressée de faire venir.

Après les milliers de licenciements et suppressions d’emplois opérés en Europe, plusieurs centaines en France comme chez Hydro à Grenoble, General Electric a annoncé un plan de 12 000 licenciements dans les secteurs de l’énergie, les actionnaires financiers exigeant partout des économies chiffrées en millions de dollars. L’inquiétude grandit face aux attaques qui se profilent.

Correspondant LO