Budget : pour l’armée, l’argent coule à flot

14 Février 2018

Jeudi 8 février, la loi de programmation militaire pour la période 2019-2025 a été discutée en Conseil des ministres. L’armée française sera choyée puisque, entre 2019 et 2023, son budget augmentera de 1,7 milliard d’euros par an, puis de 3 milliards à partir de 2023.

Les mauvais esprits ont souligné que Macron est d’autant plus généreux qu’il n’est pas sûr d’avoir à tenir ses promesses puisque son mandat s’achève en 2022…

Quoi qu’il en soit, alors qu’il prône une politique d’économies dans la dépense publique quand il s’agit de services utiles à la population, le gouvernement prévoit de dépenser près de 300 milliards d’euros à l’horizon 2025 dans le recrutement de milliers de soldats, dans le renouvellement et la modernisation des équipements, le développement de nouveaux missiles aéroportés, la fabrication d’un nouveau sous-marin lanceur d’engins nucléaires et, cerise sur le gâteau, le perfectionnement de l’arsenal nucléaire.

Les milliards dépensés en faveur de l’armée représentent des hôpitaux et des écoles qui ne seront pas construits, des transports en commun qui manqueront à la population avec leur personnel … Sur tous les plans, c’est une politique qui coûte de plus en plus cher à la société.

« Les victimes des attentats de 2015 et de 2016 ne seront pas mortes pour rien », a déclaré un responsable militaire insinuant que ces milliards protégeraient contre le terrorisme. Mais qui peut croire qu’un nouveau sous-marin nucléaire, et même des gilets pare-balles plus efficaces pour les soldats du rang garantiraient une meilleure sécurité pour les habitants de ce pays ?

En fait, la prétendue lutte contre le terrorisme sert à justifier une politique qui, au prix d’un énorme gaspillage financier et matériel, est d’abord destinée à assurer des contrats aux industriels de l’armement. Et quand ce matériel de guerre est utilisé, il ne sert qu’à défendre les intérêts de l’impérialisme français sur différents fronts, au Moyen-orient et en Afrique, dans le plus total mépris des populations de ces régions.

Boris SAVIN