Arrêts maladie : au voleur !02/04/20252025Journal/medias/journalarticle/images/2025/04/P5-1_arret_maladie_OK_Lupo.jpg.420x236_q85_box-71%2C0%2C974%2C507_crop_detail.jpg

Article du journal

Arrêts maladie

au voleur !

Le Parlement a voté une loi de financement de la Sécurité sociale qui permet de voler plus d’un milliard et demi dans la poche des travailleurs.

Illustration - au voleur !

En effet, c’est le montant global que va représenter l’ensemble de la baisse de leurs indemnités journalières en cas d’arrêt maladie.

Depuis le 1er mars, les travailleurs du public ne reçoivent plus que 90 % de leur salaire pour des arrêts maladie jusqu’à trois mois, contre 100 % auparavant. Et ils ne perçoivent que 50 % de leur traitement à partir du 4e mois, comme c’était déjà le cas auparavant. Au total l’économie est estimée à 900 millions aux dépens des travailleurs malades !

Mais depuis le 1er avril, les salariés du privé sont aussi attaqués. Les indemnités journalières payées par la Sécurité sociale en cas d’arrêt maladie sont fortement diminuées. Jusque-là, elles étaient calculées sur 50 % du salaire quotidien brut pour les travailleurs ne gagnant pas plus d’1,8 smic, soit 2 567 euros net, et plafonnées au-delà. Désormais le plafond de calcul sera 1,4 smic (correspondant à 1996 euros net). Compte tenu des cotisations sociales, cela revient à ramener le plafond des indemnités journalières de la Sécurité sociale d’une cinquantaine d’euros net à moins de quarante.

Le gouvernement et ses relais médiatiques essayent de faire croire que cette mesure sera indolore pour les travailleurs, alors qu’il s’agit d’une économie de plus de 600 millions, car les régimes de prévoyance des entreprises qui compensent déjà une partie du manque à gagner sur les indemnités journalières seront obligés de compenser pour que le salarié garde 90 % de sa rémunération. Non seulement il n’est pas dit que cela dure mais en plus, il est évident que les mutuelles, les assurances et les patrons qui les souscrivent vont imposer des augmentations de cotisations.

Et enfin, une partie des travailleurs, les intérimaires, les saisonniers, les travailleurs en CDD de courte durée, ne sont pas couverts par les régimes de prévoyance des entreprises et donc n’auront aucune compensation autre que celle de la Sécurité sociale en cas d’arrêt maladie. Autant dire que les travailleurs les plus précaires et donc parfois les plus mis en danger dans les entreprises, seront les plus pénalisés financièrement.

Non seulement, la durée de travail est rallongée, le travail est toujours plus pénible et dangereux, mais les salaires sont réduits au fur et à mesure de toutes ces attaques. Ce n’est pas aux travailleurs de payer, mais à tous ces capitalistes qui les rendent malades.

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