Accueil des élèves handicapés : le gouvernement se moque du monde31/08/20222022Journal/medias/journalnumero/images/2022/09/2822.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Accueil des élèves handicapés : le gouvernement se moque du monde

Le sort des élèves handicapés ne s’améliore pas, quoi qu’en dise le ministre de l’Éducation, Pap Ndiaye.

Depuis 2005, la solution proposée est d’inclure ces élèves dans les classes traditionnelles. Mais depuis dix-sept ans cette mesure reste partielle tant les moyens manquent. Ces jours-ci, la Défenseure des droits a révélé qu’une part importante des plaintes qu’elle reçoit concernait des difficultés d’accès à l’éducation d’élèves handicapés. Ils seraient 430 000 concernés par l’inclusion. Mais les travailleurs (surtout des travailleuses) AESH (accompagnant d’élèves en situation de handicap) dédiés à cet encadrement ne sont que 125 000, alors que la situation de nombreux enfants exigerait un accompagnant pour eux seuls. En conséquence, ces enfants n’ont qu’un encadrement et une présence en classe partiels. D’où le refus de certaines familles de les scolariser dans ces conditions.

Les AESH indispensables aux enfants sont payées moins de 1 000 euros pour un temps partiel de 24 heures maximum, avec l’espoir d’obtenir un CDI au bout de six ans, pour un travail qui demande un engagement très important.

Mais en plus le gouver- nement Macron a aggravé la situation. Il a imposé une « mutualisation ». Elle vise à suivre le maximum d’élèves avec les effectifs d’AESH existants. Elle entraîne une réduction du suivi personnalisé et mène souvent à des changements d’affectation brutaux.

Ces travailleurs de l’Éducation ne se laissent pas faire. Pour le recrutement des AESH nécessaires, pour un véritable salaire et une formation à la hauteur de la tâche, de nombreuses journées de grève ont eu lieu l’an passé. C’est la seule voie à poursuivre pour la nouvelle année qui commence mal pour certaines d’entre elles qui, à deux jours de la rentrée, n’avaient toujours ni contrat ni réponse de l’administration.

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