Covid-19 : les vagues se suivent et se ressemblent

16 Décembre 2020

Le nombre de nouveaux malades du Covid reste nettement supérieur à 5 000 par jour. Faute de moyens réels pour combattre les conséquences de l’épidémie, le gouvernement maintient la panoplie de mesures coercitives qui toutes ont comme point commun de désigner les individus comme responsables de l’épidémie. Les théâtres, cinémas, restaurants, etc. restent fermés.

L’assouplissement annoncé pour le 15 décembre n’assouplira donc pas grand-chose, même si personne ne sera fâché de ne plus avoir à se préoccuper des attestations. Le couvre-feu à 20 heures limitera le droit à se déplacer aux seules nécessités vitales et, bien sûr, au droit d’aller au travail. Le couvre-feu peut même rendre les choses plus contraignantes qu’avant entre 20 h et 6 h, puisqu’on ne peut plus quitter son domicile à moins d’aller à la pharmacie de garde, au travail ou promener son chien, si tant est qu’on en ait un. Les déplacements sont tout de même réautorisés pour les vacances scolaires, et le gouvernement ne laissera pas passer l’occasion de désigner la population comme responsable en cas de nouveau pic épidémique. Castex a convié le ministre de l’Intérieur Darmanin à la conférence de presse du 10 décembre, afin de bien insister sur les aspects répressifs.

Pendant ce temps-là l’irresponsabilité des gouvernants, elle, ne faiblit pas. Dernier épisode en date : Véran a été pris en flagrant délit de mensonge par des médecins en quête des 800 nouveaux lits durables de réanimation promis au seuil de la ­deuxième vague. Le ministère vient de reconnaître qu’il s’agit en fait de lits durables… le temps de la crise. Un responsable a même déclaré à France info que les services du ministère auraient dû se douter que tout le monde ne comprendrait pas « la notion de durabilité » !

Les lits de réanimation ne sont pas durables, mais le flot d’insanités qu’on aura entendu pour justifier la politique du gouvernement, lui, est inépuisable.

Sacha Kami