Bibliothèque Sainte-Barbe – Paris : MOET mais pas pigeon

16 Décembre 2020

Depuis le début décembre, les moniteurs étudiants (MOET) de la bibliothèque universitaire Sainte-Barbe, dans le 5e arrondissement de Paris, sont en grève les samedis.

Ils s’opposent au rattrapage des heures en cas de fermeture de la bibliothèque pour confinement et au jour de carence imposé dans les cas de Covid.

Les bibliothèques universitaires embauchent tous les ans des étudiants sous un statut précaire. Ces contrats de MOET s’adressent généralement à ceux des dernières années du cycle universitaire, et apportent souvent un soulagement en permettant de ne plus dépendre des contrats encore plus précaires trouvés dans le privé pendant les premières années d’université. Mais avec le deuxième confinement, la direction a annoncé une fermeture de plusieurs jours, dont les heures seraient à récupérer ensuite. En cas de fermeture totale, il n’était pas certain que les heures soient payées, et les personnes absentes pour Covid perdraient le jour de carence.

C’est avec un certain mépris que plusieurs étudiants ont été reçus, et la direction en a rajouté en annonçant que les contrats seraient encore précarisés dans le courant de l’année 2021, devenant des contrats de vacataires sans plancher horaire ni congés payés.

Sur les 24 MOET de la bibliothèque Sainte-Barbe, 23 se sont mis en grève, visant les samedis, jours pendant lesquels ils forment une part importante du personnel, et obligeant la direction à fermer deux samedis d’affilée. Quand les MOET prennent le large, le bateau coule ! La direction a été contrainte de reculer face à la mobilisation sur le jour de carence pour les congés maladie en cas de Covid.

Ils ont pu vérifier le soutien des usagers, étudiants eux-mêmes, mais aussi de bon nombre de salariés de la bibliothèque.

Correspondant LO