Cooperl – Lamballe : un chantage inadmissible

12 Août 2020

Le 16 juillet dernier, le groupe Cooperl a été condamné par l’Autorité de la concurrence à payer une amende de plus de 35 millions d’euros, pour entente illicite sur le prix du jambon et autres charcuteries avec d’autres groupes du secteur des abattoirs, de la salaison et de la grande distribution.

Depuis, la direction fait feu de tout bois pour tenter de se disculper et repousser le paiement de l’amende.

Elle a d’abord fait appel de la décision de l’Autorité de la concurrence, mais l’appel n’est pas suspensif et la Cooperl comme les autres sociétés du cartel du jambon doivent payer.

Du coup, la direction veut se faire passer pour une victime et cherche par tous les moyens possibles du soutien du côté du personnel politique local pour surseoir au paiement. Mais c’est à l’encontre des salariés qu’elle exerce la plus grande pression, avec un véritable chantage à l’emploi, menaçant de fermer deux usines et de supprimer de nombreux emplois.

Alors que les salariés ne sont en rien responsables des magouilles de la direction, elle se sert d’eux et de leurs familles et fait planer la menace de perdre de nombreux emplois. Ce n’est pas aux travailleurs de payer la note !

Cette lamentable affaire d’entente sur le prix des marchandises est bien à l’image de cette société. Pour engranger profits et dividendes, hauts dirigeants et actionnaires sont prêts à s’entendre pour voler les producteurs, exploiter toujours plus les travailleurs et détrousser les consommateurs. Les barons du jambon se sont fait prendre la main dans le sac comme de vulgaires malfaiteurs, mais ils voudraient encore faire payer les salariés pour leurs combines !

L’avenir dira si les gesticulations des dirigeants trouvent de l’écho au plus haut niveau de l’État mais, dès à présent, les travailleurs doivent se préparer à se défendre contre tous les tours de cochon de la direction.

Correspondant LO