Le congrès de Lutte ouvrière : face à la crise du capitalisme

11 Décembre 2019

Le congrès annuel de Lutte ouvrière, qui s’est déroulé les 7 et 8 décembre, a eu lieu cette année au lendemain des manifestations massives du 5 décembre et en plein mouvement de grève contre la réforme des retraites et la politique du gouvernement.

Dans ce contexte, le congrès a été l’occasion de faire le point sur le mouvement dans les entreprises où sont présents les militants de Lutte ouvrière. La participation des travailleurs y est certes différente suivant les secteurs : grève reconductible à la SNCF, à la RATP, à l’Éducation nationale, ou simples débrayages pour participer aux manifestations dans d’autres entreprises. Partout s’exprime un profond rejet de la politique du gouvernement de Macron et, au-delà, de la manière dont le patronat aggrave les conditions d’existence de la classe ouvrière. L’importance des manifestations, y compris dans de petites villes, et la participation des travailleurs dans de nombreuses petites entreprises en sont le témoignage.

Le congrès a discuté de la nécessité pour les travailleurs de diriger démocratiquement leur propre mouvement, non seulement grâce à la prise de décision dans des assemblées générales regroupant le maximum de grévistes, mais aussi par l’élection de comités de grève pour contrôler et mettre en œuvre l’exécution effective de ces décisions, et pour se soucier au jour le jour de la politique à mener par les travailleurs en grève.

Le congrès a aussi évoqué les élections municipales de mars 2020, et la nécessité d’y présenter partout où ce sera possible des listes Lutte ouvrière, de façon à ce que le maximum de travailleuses et de travailleurs puissent exprimer un vote de classe. La constitution des listes pour ces élections sera aussi l’occasion de regrouper de nouveaux travailleurs prêts à faire entendre les idées de la lutte de classe et du communisme.

Des camarades se situant sur les mêmes bases que Lutte ouvrière, en Guadeloupe, en Martinique, à La Réunion, en Côte d’Ivoire, en Haïti, aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Italie, en Belgique, en Espagne et en Turquie, ont aussi décrit dans quelle situation sociale et politique ils militent en direction de la classe ouvrière. Partout l’approfondissement de la crise du capitalisme se fait sentir, entraînant un certain découragement et une désorientation dont profitent des politiciens réactionnaires.

Trois textes ont été soumis au congrès, qui les a approuvés. Portant sur la crise de l’économie capitaliste, sur la situation politique internationale et sur la situation intérieure française. Ils soulignent notre conviction que seule la classe ouvrière internationale peut représenter une alternative à la barbarie dans laquelle le capitalisme enfonce l’humanité.

Les textes du congrès ainsi que de larges extraits des discussions et des interventions de nos camarades d’autres pays seront publiés dans le prochain numéro de la revue Lutte de classe, disponible sur Internet dès dimanche 15 décembre et en version papier jeudi 19 décembre.