Politiciens corrompus : un de plus !

23 Janvier 2019

Claude Guéant, ancien ministre de l’Intérieur de Sarkozy, qui s’était pourvu en cassation, vient de voir confirmer sa condamnation à deux ans de prison, dont un ferme, et 75 000 euros d’amende.

Les faits remontent à 2002, alors que Claude Guéant était directeur de cabinet de Sarkozy, lui-même ministre de l’Intérieur de Chirac. Le directeur de cabinet avait pris la mauvaise habitude de piocher dans la caisse réservée à rémunérer les enquêteurs de base chargés d’écoutes téléphoniques.

Claude Guéant a ainsi détourné à son profit la modique somme de 210 000 euros. Mal lui en a pris, d’autant que la défaite de Sarkozy en 2012 lui a certainement ôté de nombreux soutiens dans l’appareil d’État, en particulier au ministère de la justice. Malheur aux perdants !

Il n’est certes pas le premier ni le dernier à confondre finances publiques et intérêts privés. En tant que serviteur de l’État, d’abord préfet, puis directeur de cabinet, et enfin ministre, Claude Guéant a cru qu’il pouvait copier la grande bourgeoisie qui manipule et extorque des sommes bien plus importantes. Que représentent 210 000 euros face aux 100 milliards d’euros de la fraude fiscale ou face aux profits insolents affichés par les entreprises du CAC 40 et aux 57 milliards de dividendes versés en 2018 aux actionnaires ? Claude Guéant n’est qu’un petit joueur.

Aline URBAIN