Déchets dangereux : le chantage des patrons

23 Janvier 2019

Depuis vendredi 17 janvier, l’organisme EcoDDS, chargé de la gestion des déchets dangereux des ménages, refuse d’en débarrasser les déchetteries publiques où les gens viennent les déposer.

Cet éco-organisme est l’émanation des industriels et des distributeurs qui mettent sur le marché les peintures, solvants, pesticides et autres produits dangereux du même type. Il est présidé par l’industriel de la chimie PPG (marques Bondex, Peintures Gauthier, Ripolin, Xylophène…) et regroupe 32 industriels et 17 distributeurs du secteur.

En désaccord avec le cahier des charges proposé par le ministère de l’Écologie pour le nouveau contrat de collecte des déchets des ménages, qui aurait dû commencer le 1er janvier 2019, EcoDDS a décidé de ne plus se porter candidat. Et comme il est le seul organisme de ce type, ces déchets dangereux et nocifs s’accumulent pour le moment dans les déchetteries publiques.

Le bras de fer entre l’État et EcoDDS dure depuis plus d’un an, et même si l’État menace les entreprises impliquées de sanctions financières, il est pour le moment incapable de débloquer la situation. Les capitalistes ont pourtant l’obligation légale de gérer les déchets issus de leurs produits, mais ils refusent purement et simplement de se plier à la loi.

Valérie FONTAINE