Fiscalité : les travailleurs paient pour les plus riches

17 Octobre 2018

D’après l’Institut des politiques publiques, la politique fiscale du gouvernement Macron a enrichi les 1 % les plus riches de 6 % tandis qu’elle a appauvri les travailleurs les plus pauvres, notamment les retraités.

Un grand nombre de mesures ont été prises en faveur des plus riches : suppression de l’impôt sur les grandes fortunes, prélèvement forfaitaire unique à 30 %, baisse progressive de l’impôt sur le bénéfice des sociétés, etc. En même temps, le gouvernement multipliait les mesures contre les travailleurs et les retraités : baisse des APL, augmentation de la CSG et des taxes sur les carburants, etc.

Alors que, si l’on entend toujours les plus riches hurler qu’ils paient trop d’impôts, le véritable matraquage a toujours concerné en fait les classes populaires : que le gouvernement soit de gauche ou de droite, « l’impôt saigne le malheureux », comme le dit l’Internationale.

Bien sûr, c’est le cas pour les impôts sur la consommation comme la TVA ou les taxes sur les carburants qui sont particulièrement injustes car le même taux est appliqué pour un milliardaire ou pour un ouvrier. Il en est de même avec l’impôt sur le revenu que bien des travailleurs doivent payer. Pourtant ils ne gagnent pas un revenu mais un salaire. Les revenus, au sens propre, ce sont les profits, les rentes et toutes les richesses que les capitalistes gagnent en volant le travail de leurs salariés. Le salaire, c’est ce qu’ils laissent aux travailleurs pour vivre, voire pour survivre. La classe ouvrière n’a pas à payer une contribution supplémentaire au travers des impôts, elle paye déjà assez !

De toute façon, les travailleurs n’ont pas à payer pour un État qui utilise de plus en plus l’argent public pour arroser en subventions le grand patronat et rembourser grassement les banques, et qui se sert des services publics comme de vaches à lait pour financer les capitalistes privés. Cet État est fondamentalement au service de la bourgeoisie, à elle de payer pour son entretien.

Arnaud LOUVET