Contre la fermeture des guichets à Paris Austerlitz

17 Octobre 2018

Le 11 octobre, les agents commerciaux de vente Grandes lignes de la gare de Paris Austerlitz se sont réunis à l’appel de la CGT et SUD à la suite de l’annonce de la suppression de 80 postes de vendeurs.

Pour atteindre ses objectifs de suppression d’emplois, la direction veut fermer les huit boutiques SNCF situées à l’extérieur des gares entre février et décembre 2019, comme par exemple dans le centre commercial Italie 2, ou dans la Bibliothèque François-Mitterrand. Elle veut aussi supprimer le guichet « accueil information » en gare. Tant pis pour les usagers, ils pourront se plaindre... par Internet.

À cette annonce, bon nombre de cheminots confiaient leur dégoût devant la liquidation annoncée de leur métier et une énorme inquiétude sur l’avenir de chacun. Mais le sentiment qu’il faut réagir collectivement s’est aussi imposé.

45 personnes sont venues à cette première assemblée, c’est-à-dire la plupart des employés de la vente ainsi que quelques agents d’autres services et les représentants d’une association d’usagers.

Tous étaient très satisfaits de s’être ainsi retrouvés nombreux. Toutes les boutiques et points de ventes étaient fermés ce jour-là.

Les agents ont vidé leur sac devant les deux directeurs, notamment sur les annonces de fermeture des boutiques et les pseudo-reclassements ainsi que sur les conditions de travail qui ne cessent de se dégrader pour ceux qui gardent encore leur poste. Une commerciale a relaté son parcours dans le reclassement, sans perspective de poste depuis plus de 6 mois. Sous prétexte qu’il faut envisager tous types de postes, la direction a proposé aux plus bricoleurs de faire de la soudure dans les ateliers !

Après l’envahissement du comité hygiène et sécurité, une nouvelle assemblée s’est tenue. Le principe d’une pétition destinée aux usagers a été adopté et l’association d’usagers présente a proposé d’aider à la faire signer devant les boutiques.

Ces suppressions massives d’emploi dans les guichets touchent de nombreuses gares et la totalité des grandes gares parisiennes. Face à la pression individuelle que la direction veut faire peser sur chaque cheminot, le regroupement et l’action collective s’imposent.

Correspondant LO