Renée Potchtovik, fidèle de Lutte ouvrière, candidate depuis… 200126/02/20262026Presse/medias/articlepresse/images/2026/02/5783480903382119170.jpg.420x236_q85_box-18%2C0%2C482%2C261_crop_detail.jpg

Municipales 2026

Beauvais (Oise)

Renée Potchtovik, fidèle de Lutte ouvrière, candidate depuis… 2001

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photo Courrier picard

Si Lutte ouvrière a longtemps été incarnée au national par Arlette Laguiller, à Beauvais, il n’y a pas de doute : Renée Potchtovik en est sa plus fidèle représentante. Si bien que la factrice à la retraite de 65 ans se présente pour la cinquième fois aux élections municipales, ces 15 et 22 mars 2026. (...)

Par Benjamin Merleau (extraits)

(...) Si la militante CGT reconnaissable à sa chevelure rousse sait très bien qu’elle n’a aucune chance de l’emporter, qu’est-ce qui la fait toujours battre le pavé ? 

«  Ce ne sont pas les élections qui vont changer notre sort. Ça se saurait si grâce aux élections, plus personne ne dormait dans la rue. C’est surtout un moyen de faire entendre le camp des travailleurs, et il n’y a pas de raison qu’on n’y participe pas . » Avec une liste constituée d’habitués. «  La moitié, ce sont des fidèles, et le reste, ce sont les gosses. » 

Renée Potchtovik a toujours voulu représenter le camp des travailleurs, elle qui fut enfant placée et s’est fait sa culture elle-même faute d’aller à l’université. )

La motivation de Renée Potchtovik prend aussi sa force dans la lutte contre les inégalités. (...)

(...) Militante chez Lutte ouvrière depuis 1992, la sexagénaire a été une enfant de la DDASS. «  Ma famille ne roulait pas sur l’or. Mes parents étaient au PC. Je suis née à Creil et j’ai été placée à Rouen vers l’âge de 7 ans. J’ai toujours été du côté de ceux qui sont obligés de se bagarrer . » La preuve : dès son plus jeune âge, elle sera élue déléguée de classe. Le foyer lui permettra de se politiser. «  Les éducatrices avaient fait Mai 68. Ce sont elles qui m’ont offert mon premier cadeau d’anniversaire, un trente-trois tours de Colette Magny (NDLR : chanteuse libertaire). Elles donnaient tout. J’ai fait des colonies et j’ai été à l’étranger grâce à elles. L’individualisme nous perd.

Il faut retrouver le sens de la collectivité dans la vie de tous les jours. » C’est d’ailleurs le reproche qu’elle fait à la majorité sortante de Beauvais. «  Sa priorité n’est pas le bien-être collectif mais celui d’une minorité de gens qui se portent très bien (...) 

(...) La candidate s’inquiète aussi du centre-ville «  où les magasins ferment, et on ne peut faire que le lien avec la baisse du pouvoir d’achat. Je me préoccupe aussi du sort des migrants qui viennent voir le Samu social le soir à la gare Le 17 février, ils étaient 23, dont quatre enfants et au moins deux bébés. Il n’y a pas ce qu’il faut pour les accueillir  ! » 

« Arlette ne nous a jamais trahis »

Ce n’est donc pas demain que Renée Potchtovik trahira ses convictions. «  Arlette (NDLR : Laguiller) ne nous a jamais trahis, elle est toujours restée dans le camp des travailleurs. Nous aussi, nous sommes fidèles, et il n’y a rien d’extraordinaire à ça. Il faut se bagarrer tout le temps. »◼ 

Réunion publique de Lutte ouvrière, 

ce samedi 7 mars à 15 heures au Sab’lier, 

près de l’Elispace.

 

 

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