Service national : lavage de cerveaux programmé14/01/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/01/P3-1_R%C3%A9armer_la_jeunesse_ok_Lupo.jpg.420x236_q85_box-0%2C0%2C721%2C405_crop_detail.jpg

Leur société

Service national

lavage de cerveaux programmé

Lundi 12 janvier, Catherine Vautrin, la ministre des Armées, a annoncé le lancement de « la campagne de recrutement du service national ».

Illustration - lavage de cerveaux programmé

« Cette campagne [...] est spécifique puisqu’elle démarre plus tard que celles qui suivront dans les années à venir », a déclaré la ministre en préambule. En effet, s’il commence en 2026 pour 3 000 volontaires, ce recrutement doit monter en puissance chaque année pour atteindre 50 000 en 2031.

Mais les documents transmis par le ministère montrent bien qu’il s’agit en réalité d’un embrigadement général de la jeunesse à destination des services de l’armée. Ainsi « pour la première cohorte, les jeunes pourront faire part de leur volontariat à partir du 12 janvier 2026 », mais les choses vont radicalement changer à partir de 2027.

Selon le communiqué du ministère des Armées « à partir de la cohorte de 2027, la candidature au service national s’inscrira dans un parcours rénové autour de la journée de mobilisation et de l’application Défense. Recensement à 16 ans, convocation à la journée de mobilisation pendant l’année des 17 ans, lors de cette journée, les jeunes pourront exprimer leur intérêt pour le service national... après la journée, ils confirmeront leur candidature via l’application Défense... » Puis « le jeune reçevra une réponse avant le 31 mars de l’année d’incorporation ».

Peut-on croire qu’il s’agira seulement de « volontariat », et pour seulement dix mois ? En fait, cela dépendra de la politique des gouvernements, dictée par les besoins de la bourgeoisie. Aujourd’hui, le ministère insiste sur le fait que les jeunes incorporés n’agiront que dans le cadre de la France, en ajoutant « et de l’outre-mer ». Cela veut dire à Paris… à Mayotte dans l’océan Indien, aux Antilles, en Polynésie et dans l’océan Pacifique, jusqu’en Nouvelle-Calédonie. Voire jusqu’au pôle Sud, en Antarctique. C’est dire, déjà, sur toute la planète.

Bien sûr, les représentants du gouvernement et de l’armée insistent pour dire que tout cela a pour but de défendre la paix face à la montée des périls en Europe. Il est significatif que, lors de cette conférence de presse, siégeaient auprès de la ministre tous les chefs des différents corps d’armée, dont le chef suprême des armées, Fabien Mandon, le même qui s’est illustré il y a peu en déclarant devant les maires qu’il fallait « accepter de perdre ses enfants ». Pour qui, pour quoi ? Les guerres que préparent le gouvernement et l’état- major n’auront pas d’autre objectif que de défendre les intérêts des capitalistes français dans le monde. Les jeunes, les travailleurs, n’ont pas à accepter d’y être embrigadés.

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