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- Lutte ouvrière n°2998
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Dans les entreprises
AESH
indispensables et maintenues dans la précarité
Le Sénat a refusé de voter une proposition de loi pour titulariser les AESH (Accompagnants d’élèves en situation de handicap).
Les AESH, essentiellement des femmes (à 94 %) sont 145 000 et aident plus de 355 000 élèves handicapés du primaire et du secondaire à s’intégrer dans les classes. Presque toutes travaillent à temps partiel, 24 heures par semaine en moyenne pour un salaire ne dépassant pas 900 euros par mois. Malgré leur nombre, elles ne peuvent faire face à toutes les demandes et à la rentrée 2025 il en manquait plus de 45 000. À plusieurs reprises, et en particulier le 16 décembre 2025, elles ont manifesté pour réclamer un statut correct, un vrai salaire et un emploi du temps moins morcelé entre plusieurs élèves et plusieurs établissements.
La proposition portée par une sénatrice socialiste a été refusée par le Sénat et le gouvernement. Le ministre de l’Éducation nationale a prétendu qu’elles avaient un quasi-statut, un avancement à l’ancienneté et obtenu une augmentation entre 2023 et 2025 ! Les arguties administratives n’ont pas manqué : devenir fonctionnaire nécessite un concours, un baccalauréat, de la mobilité pour changer de postes, etc. Autant de prétextes qui cachent la raison financière très clairement évoquée par des sénateurs, en particulier de droite ou du centre, et par le gouvernement.
Le ministre a renvoyé le problème à la conférence sur le handicap qui se tient tous les trois ans ! Cela juge le discours gouvernemental sur l’école inclusive, censée accueillir des centaines de milliers de jeunes handicapés.