Municipales 2026 : Vitry-sur-Seine21/12/20252025/static/common/img/contenu-min.jpg

Municipales 2026

Vitry-sur-Seine

Illustration

Sandrine RUCHOT

Technicienne de laboratoire
tête de liste
Illustration

Bernard BENYACAR

Cheminot à la retraite
second de liste

Sandrine Ruchot.

Je conduis la liste Lutte ouvrière - Le camp des travailleurs pour l’élection municipale à Vitry-sur-Seine.

Je travaille chez Sanofi, depuis près de 37 ans, dans l’usine de Vitry. Cette usine, c’est nous les travailleurs, qu’on soit ouvrier de production, technicien de laboratoire, agent de nettoyage ou de sécurité, secrétaire, ingénieur, chercheur, etc. qui la faisons tourner. C’est nous et c’est notre travail collectif qui permet la production des médicaments.

Oui mais, comme dans toutes les entreprises industrielles, nous ne décidons de rien. C’est le conseil d’administration qui décide ce qui doit être produit, des conditions dans lesquelles c’est produit, des moyens mis en œuvre, des secteurs et des labos qui doivent fermer, de ceux qui doivent être vendus et bien sûr des maladies pour lesquelles il faut faire de la recherche. Un seul critère guide les choix et les décisions : les intérêts financiers des actionnaires,

Il s’agit pourtant de la production de médicaments, indispensables à la santé humaine, dont on pourrait se dire qu’ils doivent être produits en fonction des besoins. Et bien non ! Ce ne sont pas les moyens financiers qui manquent, ce trust est riche à milliards. Seul le choix d’être toujours plus profitable oriente les décisions des dirigeants du groupe. L’intérêt collectif, les besoins en médicaments sont le cadet de leurs soucis. Poux eux, les médicaments sont une marchandise comme une autre qui doit donc rapporter un maximum de profits quand elle est vendue ou alors ne mérite pas d’être produite. C’est ainsi que depuis des années, les laboratoires ont stoppé les recherches sur les antibiotiques, jugeant ce secteur pas assez rentable, alors même que des souches de bactéries résistantes se développent et menacent l’humanité d’un problème de santé publique majeur.

Nous les travailleurs, avec ces usines en main, ferions d’autres choix et produirions pour répondre aux besoins en y mettant les moyens humains et matériels. Sans compter que la mise en commun à travers le monde sans entrave concurrentielle du travail de tous dans ce secteur d’activité, permettrait des progrès bien plus rapides dans la recherche et le développement des thérapies. Elle permettrait aussi la rationalisation de la production et de la distribution pour que tous sur cette planète aient accès à ce qui se fait de mieux en terme de soins, de prise en charge de la maladie.

Nous ne sommes pas condamnés à subir cette dictature du capital sur toute la société. Et, au-delà de nos intérêts immédiats, c’est pour porter la perspective de la prise en main de toute la société par les travailleurs eux-mêmes que les listes Lutte ouvrière – le camp des travailleurs existent. Seule cette perspective représente un avenir de progrès pour tous.

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