Municipales 2026 : Trappes21/12/20252025/static/common/img/contenu-min.jpg

Municipales 2026

Trappes

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Patrick PLANQUE

Ouvrier de maintenance en matériel ferroviaire
tête de liste

Je conduis la liste Lutte ouvrière – Le camp des travailleurs à Trappes, où je travaille depuis plus de 13 ans comme ouvrier de maintenance ferroviaire sur le triage SNCF qui regroupe plusieurs centaines de travailleurs.

À la SNCF, comme dans le reste de la société, tout est fait pour nous diviser. La direction multiplie les statuts, les contrats différents, la sous-traitance. Pourtant, quels que soient nos contrats, nous travaillons dans les mêmes ateliers, sur les mêmes rames, et nous faisons face aux mêmes risques.

Ainsi, les trains de la ligne U sur lesquels nous intervenons sont encore truffés d’amiante. Celle-ci est interdite en France depuis 1997, mais la direction est davantage préoccupée par ses économies que par la santé de ceux qui font rouler les trains. C’est la même amiante que l’on respire, que l’on nettoie ces rames, qu’on les entretienne ou qu’on les conduise. Et c’est la même direction qui nous impose de voir notre santé dégradée. Notre réponse est d’agir contre ces conditions de travail tous ensemble, et de refuser les divisions entre nous – ce que nous affirmons en présentant une liste de travailleurs.

Plusieurs de mes collègues sont candidats : des ouvriers de l’atelier, des agents de la cantine, des salariés du nettoyage, des conducteurs. Et combien d’autres auraient volontiers fait ce geste, mais en sont empêchés par la loi sous prétexte qu’ils ne possèdent pas la nationalité française ? Aussi injuste soit-elle, cette loi ne les empêche pas de défendre notre liste autour d’eux. Et surtout, elle ne nous empêchera pas de nous retrouver côte à côte dans les luttes à venir pour défendre nos conditions d’existence.

Au-delà de mes camarades de travail, notre liste rassemble des travailleurs de tous horizons et de tous secteurs : des infirmières, des aides-soignantes, un ouvrier du bâtiment, un préparateur de commandes, un vendeur, un étudiant en carrosserie. Nous venons des quatre coins du monde. Nous sommes en activité, au chômage ou à la retraite. Ce qui nous unit, c’est le refus d’une société où tout est organisé pour les profits d’une minorité, au détriment de la majorité qui fait tourner la société par son travail.

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