Municipales 2026
Choisy-le-Roi

Josefa TORRES
Je suis Josefa Torres et je suis née à Alicante en Espagne.
C’est en 1970 que nous avons passés les Pyrénées avec ma famille. Ce départ était plein d’espoir, l’espoir d’une meilleure vie.
Comme de nombreux travailleurs espagnols de l’époque, mon père est devenu concierge à Paris et s’est retrouvé à nettoyer les escaliers en contrepartie d’une petite loge ou nous vivions à cinq et bien des fois il a fallu serrer les dents, serrer les poings face à l’injustice.
Plus tard, nous avons eu la chance d’avoir un logement dans les nouvelles cités et pour ma génération vivre dans ces ensembles, c’était le bonheur.
Des logements plus confortables où il y avait même une salle de bain, le luxe quoi. Puis dehors, l’on se retrouvait tous pour jouer : les Pedro, les Mamadou, les Kader, les François, il n’y avait pas de distinction, pas de séparation entre origine ou religion et surtout tous nos parents avaient un boulot, souvent mal payé, mais un boulot.
Aujourd’hui avec la crise économique, le chômage, la précarité, la pauvreté grandissante, cette richesse sociale dans nos quartiers ouvriers, ce bien être, les bourgeois, les capitalistes nous l’ont volé, sali.
Aujourd’hui, ce sont d’autres travailleurs venant d’Afrique ou d’autres partie du monde qui viennent, eux aussi, chercher une vie meilleure. Mais les embûches, la division, le racisme est bien plus grand qu’à mon arrivée en France. Les capitalistes se servent des frontières contre nous, nous mettent des chaines avec les papiers, rendant une multitude de travailleurs vulnérables et exploitables à volonté.
Quant j’ai rencontré les camarades et les idées communistes, j’ai pris conscience que, quel que soit l’endroit ou nous sommes nés, ceux qui vivent en vendant leur force de travail, ont tous les mêmes ennemis, les capitalistes et leurs gouvernements qui, quels qu’ils soient, œuvrent à maintenir ce système social.
A Choisy, comme dans de nombreuses villes populaires, il y a une multitude de nationalités. Notre liste en est le reflet, avec des personnes d’origines de toutes part, et nous sommes assez fier de cette mini internationale.
Pour que notre vie soit meilleure à Choisy, comme dans le monde, il n’y a pas le choix, il faut exproprier la bourgeoisie et prendre la direction de la société. Que l’on soit d’ici, d’Europe, d’Afrique, etc. ce ne sont pas des différences de couleurs que nous devons combattre mais les différences de classes sociales. Alors, oui, travailleurs de tous les pays unissons-nous car nous sommes l’avenir du monde !