Urgences Hôpital Édouard Herriot : « danger grave et imminent »05/02/20262026Brèves/medias/breve/images/2026/02/BAFC9529-A757-44F0-9CAE-AB31371E36A6-IMG_1807.jpeg.420x236_q85_box-0%2C49%2C320%2C229_crop_detail.jpg

Brève

Urgences Hôpital Édouard Herriot

« danger grave et imminent »

Illustration - « danger grave et imminent »

Les personnels des urgences de l’hôpital Édouard Herriot viennent d’entamer un mouvement de grève reconductible le 5 février. Depuis plusieurs années la situation ne fait que se dégrader. Mais entre les virus hivernaux et la grève des médecins, depuis plus de deux mois, il y a quelque 300 passages jour et cela est devenu intenable.

Malgré des alertes répétées, la direction de l’hôpital ne faisait rien sinon quelques renforts venus d’autres services. L’attente avant de voir premier soignant dépassent deux heures. Une infirmière doit s’occuper de 20 patients à la fois. Les personnes âgées avec des factures du col du fémur attendent plus de 24 heures au service d’accueil. Les soignants en viennent à ne plus regarder les patients qui attendent tellement ils ont honte de ne pas pouvoir les prendre en charge, et de les mettre en danger. Et quand ils rentrent chez eux c’est une fatigue physique et un épuisement psychologique. Beaucoup démissionnent, parfois au bout de 48 heures car ils ne supportent pas une telle pression.

Infirmiers, aides-soignants, brancardiers, administratifs, secrétaires sont tous décidés à se battre pour avoir des effectifs supplémentaires. Toutes les urgences des Hospices civil de Lyon étant en souffrance, les grévistes d’Édouard Herriot comptent bien les convaincre de les rejoindre.

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