SNCF Transilien ligne L (Paris Ouest) : Les conducteurs n’acceptent pas la dégradation21/05/20262026Brèves/medias/breve/images/2026/05/Z_50000_Transilien_SNCF_IDF_Mobilit%C3%A9s.jpg.420x236_q85_box-0%2C0%2C959%2C540_crop_detail.jpg2026-05-21

Brève

SNCF Transilien ligne L (Paris Ouest)

Les conducteurs n’acceptent pas la dégradation

Illustration - Les conducteurs n’acceptent pas la dégradation

La ligne L du Transilien, qui relie Paris à Versailles, Saint-Nom- la-Bretèche ou Cergy, est promise à l’ouverture à la concurrence pour la mi-décembre. Une ouverture toute relative puisqu’une filiale de la SNCF appelée SVCO reprend l’exploitation de la ligne et des travailleurs qui la font fonctionner.

Ce passage en filiale est le premier de la région parisienne mais d’autres ont déjà été créées en province. La direction de cette nouvelle filiale est constituée d’anciens cadres de la SNCF, et se vante de l’organiser dans la continuité de l’ancienne activité « Transilien ». Cette continuité est surtout dans la dégradation que connaissent les conducteurs, contrôleurs, travailleurs du commercial et de la maintenance depuis des années. Les journées s’allongent, l’intensité s’accroît et le pouvoir d’achat diminue. 

La direction de la SNCF et la région île-de-France qui est son client voient dans la filialisation une occasion d’aggraver encore les attaques contre les travailleurs du rail en comptant sur la division en entités différentes pour diminuer leur résistance.

Ainsi, au début du mois, la direction de SVCO a présenté les nouvelles journées de travail des roulements des conducteurs : elle a dit avoir fait des efforts... pour arriver à une augmentation de 45 minutes par jour de la durée de travail mais a aussi concocté des journées pires, avec une prime de 30 euros aux conducteurs qui accepteraient de les faire.

Les conducteurs du secteur n'ont pas laissé ces annonces sans réponse : après une interpellation de la direction par une vingtaine de conducteurs, une journée de grève a été préparée par des militants syndicaux locaux. Le 12 mai, 120 travailleurs de la ligne L ou des lignes voisines J et A, étaient en grève et une soixantaine se sont réunis pour apostropher la direction. Malgré un comité d'accueil de trois camions de policiers, ils ont pu s’adresser à la direction SVCO pour lui dire son fait. Alors que les conducteurs évoquaient la difficulté à organiser leur vie avec des prises de service à 4 heures du matin ou des fins de service à 1 heure et des changements tous les jours, elle a prétendu se préoccuper de leur bien-être. La direction a laissé échapper qu’elle recherchait le « seuil d’acceptabilité » de la dégradation des journées de travail… Comme l’a dit un militant sous les applaudissements : « Vos journées de toute façon, on les fera pas » !

Une nouvelle assemblée générale a voté une journée de grève pour le 10 juin, jour d’un appel national pour dénoncer la dégradation des conditions de travail dans le ferroviaire : Castex, PDG de la SNCF, l’a confirmé avec, entre autres, l’objectif de supprimer cinq jours de repos.

La réaction commune des conducteurs des trois lignes de Saint-Lazare va dans le sens de la réponse nécessaire face à ces attaques.

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