Mérignac : Trois familles dorment à la rue !15/01/20262026Brèves/medias/breve/images/2026/01/Capture_decran_2026-01-15_a_11.18.37.png.420x236_q85_box-0%2C0%2C1068%2C602_crop_detail.png

Brève

Mérignac

Trois familles dorment à la rue !

Illustration - Trois familles dorment à la rue !

A Mérignac en Gironde, trois familles vivent dans la rue depuis le mois d’octobre 2025. Ces familles sont des migrants dont certaines n’ont pas de papiers. Leurs enfants sont scolarisés dans plusieurs les écoles de la ville, Anatole France, F. Buisson, Jules Ferry, et R. Bonheur. Des parents d’élèves ainsi que des enseignants mais aussi des militants syndicalistes ou associatifs, scandalisés de voir ces familles dormir dans des voitures ou des garages, ont créé un collectif de soutien : "Mérignac pas sans toit". Leur objectif était d’interpeller le maire, la députée ainsi que les élus sur cette situation d’urgence.

Malgré plusieurs demandes du collectif pour rencontrer le maire, M. Trijoulet, celui-ci était aux abonnés absents. Lors d’une première mobilisation qui avait rassemblé plus de quarante personnes devant l’hôtel de ville, c’est le directeur de cabinet du maire qui avait reçu la délégation. Ce dernier n’avait rien à proposer aux familles en expliquant qu’il n’avait pas de solution. À la proposition de réquisitionner des logements vides, il a botté en touche disant que "seul le préfet avait ce pouvoir là mais pas le maire". 

Avec le plan grand froid commencé le 25 décembre, ces familles ont pu avoir un petit répit de quelques jours. Mais depuis sa levée, le mardi 13 janvier, ces familles sont de nouveau dans la rue. Mercredi 14 janvier, une quinzaine de membres du collectif accompagnés de ces familles sont venus interpeller le maire et encore fois, c’est le directeur qui s’est déplacé mais aussi l’attachée parlementaire de la députée M. Recalde. Ni l’un ni l’autre n’avait de proposition à faire.

Le collectif a alors suggéré trois appartements vides de la ville pour héberger ces familles, mais le directeur a expliqué que ceux-ci étaient insalubres et que cela n’était pas décent de les proposer. L’une des participantes a alors demandé s'il trouvait décent de laisser des enfants dormir dans la rue ? Entre les élus qui affichent leur impuissance et l’Etat qui refuse de régler le problème, plusieurs membres du collectifs constatent qu’il n’y a rien à attendre de tout ce monde-là. Comme l'a dit très justement l'une participante, il n’y a plus qu’à réquisitionner ces logements nous-même et faire les travaux nécessaires.

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