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Brève
Logement social
Diminution programmée

Un décret publié fin janvier réduit, pour les trois prochaines années, les obligations de certaines communes soumises à la loi SRU, dite de Solidarité et renouvellement urbain (1 500 en Île-de-France) en matière de construction de logements sociaux.
Jusqu’à présent, le taux minimal de logements sociaux, fixé à 20 %, était relevé à 25 % dans les agglomérations où la demande était particulièrement forte, lorsqu’on comptait plus de quatre demandes pour une attribution annuelle de logement. Désormais, ce ratio, appelé « seuil de tension », est porté à 5,5. Concrètement, cela signifie qu’un nombre encore plus important de demandes pourront rester insatisfaites sans que les collectivités soient tenues d’augmenter leurs objectifs de construction.
Cette mesure allège les règles au lieu d’accélérer la construction : par la magie d’un décret, des collectivités qui étaient auparavant en infraction se retrouvent désormais en conformité. À quelques semaines des élections municipales, c'est un coup de pouce aux maires qui ne veulent pas voir s’installer davantage de familles populaires dans leur commune et peuvent désormais déclarer qu’ils respectent la loi.
C’est surtout un coup bas contre les 2,9 millions de ménages en attente d’un logement social.