Hôpital psychiatrique de Saint-Egrève (agglomération de Grenoble) : Des bras, des lits !10/06/20262026Brèves/medias/breve/images/2026/06/CHAI_St_Egr%C3%A8ve.jpg.420x236_q85_box-0%2C592%2C4000%2C2842_crop_detail.jpg2026-06-10

Brève

Hôpital psychiatrique de Saint-Egrève (agglomération de Grenoble)

Des bras, des lits !

Illustration - Des bras, des lits !

Mardi 8 juin, une centaine de grévistes se sont retrouvés devant l’hôpital pour marquer leur refus du projet de la direction de réorganiser leur travail.  En effet, pour faire des économies de personnel (environ 48 Equivalent temps plein selon la CGT), l’ARS (Agence Régionale de Santé) et la direction de l’hôpital veulent imposer des cycles de travail pouvant aller jusqu’à douze semaines, alors qu’aujourd’hui ils sont de 15 jours. Les conséquences seront multiples : jours de repos fixes des personnels remis en cause, RTT imposés, temps partiels modulables, jours fériés imposés… Le personnel serait ainsi en effectif minimum en permanence, avec des plannings instables, des équipes épuisées, avec pour conséquences des conditions de travail bien plus difficiles, et pour les patients une qualité de soins dégradée.  

Lors de ce rassemblement, plusieurs interventions demandant l’ouverture de lits se sont succédé, comme celle de cette médecin urgentiste déplorant la prise en charge exécrable des patients psychiatriques par les Urgences du CHU et non par l’hôpital psy qui, faute de moyens, ne peut les accueillir. Un autre médecin a raconté comment le directeur de l’hôpital de Grenoble justifiait les économies à faire sur le dos du personnel et des patients par « la menace russe » et donc la nécessité de trouver des milliards pour l’armée.

Les grévistes veulent se faire entendre avec une direction qui fait la sourde oreille et qui pourrait bien être obligée de les déboucher, vu la mobilisation réussie de ce jour.

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