Haute-Marne et Aube : Formations supprimées, jeunes sacrifiés04/02/20262026Brèves/medias/breve/images/2026/02/article1110x338-mission-locale.jpg.420x236_q85_box-44%2C0%2C644%2C338_crop_detail.jpg

Brève

Haute-Marne et Aube

Formations supprimées, jeunes sacrifiés

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Devanture d'une mission locale

La Région Grand Est vient de décider de tailler à la hache dans le programme régional de formation (PRF) dans l’Aube et la Haute-Marne. Ce dispositif public est pourtant indispensable. Il permet à des milliers de jeunes et de chômeurs d’accéder à une formation, de construire un projet professionnel et, pour les plus précaires, de toucher une maigre rémunération pour survivre pendant leur parcours.

Ainsi, en 2025, il y avait 58 formations, mais en 2026, il n’en restera plus que 19. C’est une suppression de plus des deux tiers de l’offre. Le nombre de places passant de 1 400 à 400, plus de 1 000 jeunes et demandeurs d’emploi seront laissés sur le carreau. Les formations supprimées sont souvent la seule porte d’entrée pour des jeunes sans diplôme, des chômeurs de longue durée ou des personnes cassées par des années de petits boulots et de chômage.

Ces dispositifs, largement utilisés par les missions locales et France Travail permettent à des travailleurs sans emploi de reprendre pied. Les supprimer, c’est aggraver leur galère.

Cette politique frappe aussi les structures de formation et leurs salariés. Moins de financements, moins de formations, ce sont des emplois menacés, des savoir-faire détruits et une dégradation des conditions de travail.

Pendant que l’État et les collectivités arrosent les grandes entreprises d’aides publiques sans contrôle, on explique qu’il n’y aurait “plus d’argent” pour former les jeunes et accompagner les chômeurs. S’en prendre à la formation professionnelle c’est renforcer l’exploitation et l’injustice sociale.

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