Brève
Guyane
grève des enseignants - ras le bol du sous développement dans l'éducation

Une partie des enseignants de Guyane est en grève ce mardi 3 février. Ils dénoncent des conditions de travail déplorables, notamment l'état de certains établissements, mais aussi la mise en place d'un décret qui modifie les conditions de congés maladie des fonctionnaires.
Plus généralement, les moyens manquent en Guyane dans de nombreux établissements et l'annonce du budget pour l'éducation nationale avec les 4 000 postes supprimés sont loin de rassurer les enseignants.
Dans un des départements les plus pauvres de France, les moyens mis pour l'éducation sont dérisoires, dans l'ouest du territoire les enfants n'ont pas de cantine scolaire, et ailleurs où il y en a , tout le monde ne peut pas y accéder faute de place.
Dans certains collèges, les DGH tombent et rien de bon n'est à prévoir si ce n'est toujours moins de moyens, au collège Victor Schoelcher par exemple, la suppression d'une classe de 5ème met en péril un poste et la section sportive football de l'établissement ; tout cela parce que les classes ne seraient pas remplis selon le rectorat.
Mais pourquoi fermer une classe parce qu'il n'y aurait que 18 élèves au lieu de 25, n'est ce pas mieux de travailler en petits effectifs pour aider les élèves les plus fragiles ?
Mais la logique n'est pas éducative, elle est économique. Toutes ces heures supprimés, c'est sans doute autant de d'avions Rafale construits. Le gouvernement veut de la chair à canon, pas des élèves formés.
Alors oui cette grève est plus que légitime, mais il ne suffira pas d'une seule journée et d'un seul secteur pour inverser les choses, mais bien d'une mobilisation générale de tous les travailleurs pour commencer à changer la situation.