Dassault – Cergy (95) : Sinistre plaisanterie25/02/20262026Brèves/static/common/img/contenu-min.jpg

Brève

Dassault – Cergy (95)

Sinistre plaisanterie

Vent de panique mardi 10 février, la presse et les chaînes de télévision ont annoncé qu’une « atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation » était suspectée chez Dassault, sur le site de Cergy.

La présence d’un Double 007 était annoncée : espionnant dans l’usine, il portait même des lunettes connectées, c’est tout dire ! On a pu assister dans les ateliers à un ballet du service de sécurité sillonnant les allées à la recherche de l’agent secret. C’est ainsi qu’un jeune intérimaire s’est retrouvé en garde à vue, puis finalement relâché sans charge, vu le ridicule de la situation : il n’avait en effet cherché qu’à faciliter l’exécution de son travail de câblage en prenant quelques photos.

Il y a d’autant plus de quoi s’indigner que Dassault a transformé le site de Cergy en camp retranché bardé de caméras, à l’extérieur tout comme à l’intérieur des ateliers. La direction ne se gêne donc pas, elle, pour espionner ses salariés et les mettre en garde à vue permanente.

Reste le plus scandaleux : après avoir mis en marche ce mauvais canular, Dassault n’en a pas moins licencié ce travailleur.

Partager