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Dans les entreprises
ADDSEA Besançon
Non au flicage des salariés malades

En 2025 la direction générale de l’ADDSEA (secteur de l’action sociale et médico-sociale, Doubs) a décidé de relancer les contre-visites médicales patronales à l’encontre des salariés malades, y compris lorsqu’ils sont en sortie libre sans restriction horaire.
Pour cela, la direction s’appuie sur un décret publié en juillet 2024 qui indique qu’en cas de sortie libre c’est au salarié d’indiquer à l'employeur les horaires auxquels la contre-visite médicale peut s'effectuer, sinon la contre-visite peut s’effectuer chaque jour entre 9 h et 11 h et de 14 h à 16 h.
Autant dire dans ce cas que la « sortie libre », bien souvent indispensable à la thérapie notamment en cas de troubles anxio-dépressifs, n’offre plus qu’une liberté toute virtuelle.
Et cela s’est fait sans la moindre information préalable des salariés. Des collègues se sont ainsi fait contrôler et menacer de suspension des indemnités complémentaires versées par l’employeur pour une absence ou une étiquette décollée sur la sonnette de l’immeuble.
Sous la pression de l’ensemble des organisations syndicales, la direction a fini par accepter de suspendre ces contre-visites, le temps d’informer l’ensemble des salariés, lors du CSE du 19 décembre 2025.
Mais au-delà de la forme, c’est le principe même de ces contre-visites patronales qui est scandaleux .
Le but est clairement de faire pression sur les salariés, pour leur faire reprendre le travail, quel qu’en soient les conséquences sur leur santé. Si le secteur social et médico-social est devenu le secteur le plus touché par les arrêts-maladies, ce n’est pas parce que nous chercherions des « arrêts de complaisance » !
La dégradation des conditions de travail, la perte de sens au travail, la surcharge de travail, sans parler du report de l’âge de la retraite sont bien les raisons de cette hausse des arrêts maladie à l’ADDSEA comme ailleurs.